Vol sans effraction (mouse jacking, attaque relais) : ce que risquent vraiment les flottes de location — et le rôle de la télématique

près de 7 vols sur 10 se font sans effraction. Ce que risquent les loueurs et comment la télématique protège la flotte.

Sur le vol de voitures, on lit surtout le pire. « Plus aucune voiture n'est sûre », « les voleurs ouvrent tout en dix secondes »… De quoi donner des sueurs froides à n'importe quel gérant de flotte. Les chiffres officiels racontent pourtant quelque chose de plus nuancé, et de plus intéressant : en France, le nombre de vols recule, mais la façon de voler, elle, a changé du tout au tout. On ne fracture presque plus. On pirate.

Comme dans nos autres guides, j'ai laissé de côté les estimations invérifiables pour ne garder que des sources qui acceptent qu'on les cite : statistiques du ministère de l'Intérieur, baromètre des assureurs, tests de l'ADAC, doctrine de la CNIL. Chaque chiffre est référencé en fin d'article. Et quand une donnée vient d'une association ou d'un fournisseur, je le dis : on la lit alors comme un ordre de grandeur, pas comme une mesure officielle. Reste l'essentiel, pour un loueur : mesurer le risque réel, et savoir ce que la technologie embarquée peut faire — comme ce qu'elle ne peut pas.

En bref

  • Le vol recule, mais se transforme. En 2025, le ministère de l'Intérieur (SSMSI) recense environ 125 200 véhicules volés, soit –9 % sur un an. Le baromètre Argos de France Assureurs, lui, compte 64 088 véhicules déclarés volés en 2025 (dont 44 104 voitures), également –9 %. Deux périmètres différents (plaintes enregistrées vs déclarations de sinistre), même tendance à la baisse.
  • L'effraction n'est plus la norme. Elle représentait 80 % des vols en 2010 ; elle n'en représente plus qu'environ 30 % aujourd'hui (Argos / France Assureurs). Le reste se fait sans effraction, par l'électronique.
  • L'électronique domine. L'association 40 millions d'automobilistes estime à 94 % la part des vols réalisés par procédés électroniques — mouse jacking, attaque relais, intrusion par la prise OBD. (Chiffre d'association : ordre de grandeur, non officiel.)
  • L'attaque relais reste massivement efficace. Sur environ 700 véhicules testés depuis 2016, à peine 10 % résistent au dispositif relais utilisé par l'ADAC (test publié en septembre 2024). Les modèles protégés sont ceux équipés de la technologie UWB (ultra-large bande).
  • Les utilitaires sont les plus volés — Fiat Ducato, Peugeot Boxer, Citroën Jumper, Iveco Daily, Renault Master arrivent en tête en 2025 (Argos). C'est le cœur de nombreuses flottes de location.
  • La télématique n'autorise pas la surveillance permanente de vos clients. La CNIL a déjà sanctionné des loueurs qui géolocalisaient en continu leurs véhicules ; la localisation anti-vol ne peut, en principe, être activée qu'à partir de la déclaration de vol.
  • Côté assurance, un antivol homologué SRA peut être exigé par le contrat, sous peine de non-indemnisation en cas de vol.

Combien de vols, vraiment ? Deux chiffres, deux périmètres

Premier piège, et pas le moindre : selon la source, le nombre de vols de véhicules en France varie presque du simple au double. Il n'y a pourtant là aucune contradiction, seulement deux façons de compter.

Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), rattaché au ministère de l'Intérieur, part des vols enregistrés par la police et la gendarmerie. Sa publication de janvier 2026 fait état d'environ 125 200 véhicules volés en 2025, contre près de 138 000 un an plus tôt, soit une baisse d'environ 9 %.

Le baromètre Argos, lui, raisonne en sinistres. Publié par France Assureurs le 18 février 2026, il s'appuie sur les déclarations transmises par 55 sociétés d'assurance — environ 99 % du marché automobile. Son décompte : 64 088 véhicules déclarés volés en 2025 (contre 70 459 en 2024), dont 44 104 voitures particulières, en recul de 6 %.

On ne parle donc pas de la même population : les plaintes d'un côté, les indemnisations de l'autre. Les additionner n'aurait aucun sens. Mais sur le mouvement de fond, les deux sources disent la même chose — 2025 marque un repli d'environ 9 % après plusieurs années de hausse. Une éclaircie pour les loueurs, à condition de regarder de près comment se commettent les vols qui restent.

La baisse cache un durcissement : le vol « sans effraction » est devenu la règle

Le recul du nombre de vols ne signifie pas que voler une voiture est devenu plus difficile pour un réseau organisé. C'est même l'inverse pour les véhicules récents.

Un chiffre de France Assureurs dit tout : 80 % des vols se faisaient avec effraction en 2010 ; ils ne sont plus qu'environ 30 % aujourd'hui. Dans près de 7 vols sur 10, donc, aucune vitre brisée, aucune serrure forcée. On ouvre et on démarre par l'électronique.

L'association 40 millions d'automobilistes va plus loin et chiffre à 94 % la part des vols réalisés par des procédés électroniques (communiqué de février 2026). Ce chiffre, émanant d'une association et non d'un organisme statistique officiel, doit être lu comme un ordre de grandeur ; mais il pointe la même réalité que les assureurs : le vol s'est dématérialisé.

France Assureurs ajoute que ces modes opératoires sont « de plus en plus complexes, mis en œuvre par des réseaux criminels dans une logique de revente à l'étranger ». On est loin du vol d'opportunité : une activité organisée, parfois transnationale.

Les trois techniques à connaître

Derrière l'étiquette grand public de « mouse jacking » (ou « vol à la souris ») se cachent en réalité des méthodes bien distinctes. Voici les principales.

1. L'attaque relais (relay attack). C'est la plus médiatisée, et elle vise les véhicules à ouverture et démarrage mains libres (« keyless »). Deux complices se relaient : l'un capte, près du domicile, le signal de la clé restée à l'intérieur ; un boîtier amplifie et relaie ce signal jusqu'à un second appareil placé près du véhicule, qui se comporte alors comme si la clé était présente. La voiture s'ouvre et démarre. L'ADAC précise que la distance entre les deux relais peut atteindre plusieurs centaines de mètres. La clé n'est ni copiée ni piratée : son signal est simplement prolongé.

2. L'intrusion par la prise OBD. Une fois à bord, les voleurs se branchent sur la prise de diagnostic embarquée (OBD) pour programmer une nouvelle clé ou neutraliser l'antidémarrage. Cette méthode suppose un accès physique à l'habitacle, mais elle ne laisse pas de trace d'effraction visible si l'ouverture s'est faite, en amont, par attaque relais.

3. Le piratage des bus de communication. Des variantes plus récentes consistent à injecter des commandes directement dans le réseau électronique du véhicule (par exemple via un faisceau accessible derrière un projecteur ou un pare-chocs). Elles restent plus rares et plus ciblées, mais documentées.

Pourquoi l'attaque relais reste aussi efficace

La réponse tient surtout aux constructeurs, qui n'ont pas vraiment corrigé le tir. L'ADAC, le grand automobile-club allemand, teste les systèmes mains libres depuis 2016. Dans son bilan du 17 septembre 2024, sur environ 700 véhicules examinés, à peine 10 % ont résisté au dispositif relais de ses experts. Le constat tient en une ligne : même des modèles tout récents tombent.

Le test identifie toutefois une parade qui fonctionne : la technologie UWB (ultra-large bande, ultra-wideband). Les véhicules qui en sont équipés « ne réagissaient plus » au dispositif relais de l'ADAC. La raison est physique : l'UWB ne se contente pas de détecter la présence d'un signal, il mesure le temps de vol de l'onde pour calculer la distance réelle entre la clé et la voiture, avec une précision de l'ordre du centimètre. Prolonger le signal ne suffit donc plus : la voiture « voit » que la clé est en réalité à cent mètres. C'est sur ce principe que repose la norme CCC Digital Key (clé numérique sur smartphone), dont la certification a été étendue à l'UWB début 2025. Le revers : ces technologies équipent encore une minorité du parc en circulation.

Pourquoi une flotte de location est une cible particulière

Au risque général s'ajoute, pour un loueur, une exposition bien à lui.

Regardez d'abord ce qui se vole. Le palmarès Argos 2025 des utilitaires les plus dérobés a de quoi faire réfléchir une agence : Fiat Ducato, Peugeot Boxer, Citroën Jumper, Iveco Daily, Renault Master. Or ces fourgons sont précisément ceux que l'on loue pour un déménagement ou un chantier. Du côté des voitures, le même classement met en tête le Toyota RAV4, le Hyundai Tucson, le Toyota C-HR, la Renault Mégane et la Renault Talisman : des modèles récents, souvent « keyless », et bien représentés dans les parcs.

Il y a ensuite la géographie. Toujours selon Argos, plus de la moitié des vols se concentrent dans 14 départements, et les seules Bouches-du-Rhône (4 289 vols), Nord (3 381) et Rhône (2 524) en pèsent près de 20 %. Une agence marseillaise et une agence rurale ne jouent pas dans la même cour.

Le reste tient au métier lui-même. Des véhicules récents, donc convoités ; des conducteurs qui changent en permanence ; des clés qui passent de main en main ; des parcs parfois peu surveillés la nuit. Autant de prises qu'un simple particulier n'offre pas.

La télématique : un rempart réel, mais à manier dans un cadre strict

La technologie embarquée a évidemment un rôle à jouer. Encore faut-il savoir ce qu'elle fait vraiment, et surtout ce que la loi lui interdit.

Ce que la télématique apporte concrètement

Un boîtier connecté combine GPS, capteurs et connectivité mobile. Contre le vol, il sert surtout à trois choses :

  • L'alerte de géofencing. Le système peut signaler qu'un véhicule quitte une zone autorisée ou bouge en dehors de la période de location prévue. C'est souvent le premier signal d'un vol, avant même que quiconque s'en aperçoive.
  • La localisation après déclaration. Une fois le vol constaté et déclaré, la position du véhicule aide les forces de l'ordre à le retrouver. Et le temps compte : selon le ministère de l'Intérieur, moins d'un tiers des véhicules volés sont retrouvés en France (Argos évoquait 39 % des véhicules, hors deux-roues, retrouvés en 2023). L'observatoire des vols de Roole rappelle que les premières heures sont décisives, avant que le véhicule ne soit déplacé, démonté ou acheminé à l'étranger.
  • L'immobilisation à distance. Certains dispositifs permettent de bloquer le redémarrage du moteur. Précision importante : pour des raisons évidentes de sécurité, cette fonction ne s'emploie pas sur un véhicule en mouvement ; elle vise à empêcher un redémarrage une fois le véhicule à l'arrêt.

Les fournisseurs de traçage revendiquent des taux de récupération élevés — souvent supérieurs à 90 % en moins de 48 heures — lorsqu'un traceur est installé. Ces chiffres, émanant d'opérateurs commerciaux et non de sources indépendantes, sont à prendre avec prudence ; ils vont toutefois dans le même sens que le constat officiel : un véhicule localisable est, logiquement, plus souvent retrouvé qu'un véhicule « aveugle ».

La limite à ne pas franchir : on ne surveille pas ses clients en continu

Voici ce que beaucoup de loueurs ignorent, et qui peut coûter cher. La CNIL a déjà sanctionné des sociétés de location qui géolocalisaient en permanence les véhicules confiés à leurs clients ; dans un cas médiatisé, la position était relevée tous les 500 mètres. Sa position ne laisse pas de place au doute : tant qu'aucun événement ne le justifie, les données de localisation ne peuvent pas être tenues pour nécessaires à la lutte contre le vol, et les collecter en continu est jugé excessif. La localisation ne doit pouvoir s'activer qu'à partir de la déclaration de vol, pas le reste du temps.

S'ajoutent les obligations classiques du RGPD pour toute géolocalisation : finalité déterminée, information des personnes concernées, durée de conservation limitée (la CNIL recommande en général 2 mois pour les usages anti-vol), accès restreint aux données, et — pour la flotte de l'entreprise conduite par des salariés — consultation du CSE dès 11 salariés. Le non-respect du RGPD expose à des sanctions pouvant atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires mondial.

En pratique, cela dessine une règle simple : un dispositif télématique pour loueur se conçoit « privacy by design ». Géofencing et localisation se déclenchent sur un événement précis — sortie de zone, contrat échu, vol déclaré —, et ne tournent pas en fond de tâche sur le dos du client.

Et l'assurance dans tout ça ?

Le vol électronique reste un vol : plusieurs cours d'appel l'ont confirmé, obligeant les assureurs à indemniser même en l'absence d'effraction. Mais attention aux clauses du contrat.

Les assureurs s'appuient sur la classification de l'association SRA — Sécurité et Réparations Automobiles (créée en 1977 par les compagnies d'assurance ; à ne pas confondre, comme on le lit parfois à tort, avec un « système de récupération automobile »). La SRA attribue à chaque modèle un code SRA, qui figure sur la carte grise et reflète notamment son niveau de protection contre le vol, et elle homologue les dispositifs antivol testés en laboratoire (« classe SRA »).

Pour les véhicules les plus convoités, un assureur peut conditionner la garantie vol à l'installation d'un antivol agréé SRA — alarme, coupe-circuit, dispositif de traçage —, sous peine de ne pas indemniser en cas de sinistre. Pour un loueur, deux réflexes : vérifier les exigences de son contrat flotte, et garder une trace précise des équipements de sécurité installés.

Où PASS2RENT aide — et où s'arrête son rôle

Pour une agence, le vrai défi n'est pas tant d'équiper ses véhicules que de réagir vite et au bon endroit, sans franchir la ligne rouge de la vie privée. C'est le genre de chose qu'une console de gestion réunit au même endroit. La console d'administration PASS2RENT suit la flotte, les contrats et leurs durées ; la télématique embarquée remonte la position et l'état de chaque véhicule. Les géozones, elles, délimitent des périmètres autorisés et déclenchent une alerte dès qu'un véhicule en sort ; certaines fonctions autorisent le verrouillage ou le blocage du redémarrage à distance.

Soyons clairs sur le périmètre, parce que j'y tiens : PASS2RENT est un logiciel de gestion de flotte et de location, pas un assureur, ni un service de récupération de véhicules, ni un cabinet de conseil juridique. Le logiciel fournit les outils (suivi, alertes de zone, localisation, immobilisation) et structure la donnée ; la récupération d'un véhicule volé passe, elle, par le dépôt de plainte et l'intervention des forces de l'ordre, et la conformité RGPD de vos usages relève de votre responsabilité de loueur. PASS2RENT est conçu pour rendre ces démarches plus simples et mieux tracées — pas pour s'y substituer. Et, conformément à notre ligne, nous ne communiquons pas sur la marque du matériel télématique utilisé.

Pour conclure

Retenons le paradoxe de 2025 : on vole moins de véhicules, mais mieux, sans effraction et de plus en plus en réseau. Pour un loueur, ni la panique ni le haussement d'épaules ne sont de bons conseillers. Mieux vaut se préparer : savoir ce qu'on a vraiment dans sa flotte et où elle roule, protéger les véhicules les plus exposés, relire les clauses de son assurance, et installer une télématique utile et conforme — celle qui alerte et localise au bon moment, sans transformer chaque client en suspect.

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FAQ

Qu'est-ce que le « mouse jacking » ?

C'est le terme grand public qui désigne les vols de voiture sans effraction, réalisés par voie électronique. Il recouvre plusieurs techniques distinctes : l'attaque relais (prolongation du signal d'une clé mains libres), l'intrusion par la prise OBD (programmation d'une nouvelle clé) et le piratage des réseaux électroniques du véhicule. France Assureurs estime qu'environ 70 % des vols se font désormais sans effraction.

Le nombre de vols de voitures augmente-t-il en France ?

Non, il a baissé en 2025. Le ministère de l'Intérieur (SSMSI) recense environ 125 200 véhicules volés (–9 % sur un an) et le baromètre Argos de France Assureurs 64 088 véhicules déclarés volés (également –9 %). Les deux mesures portent sur des périmètres différents (plaintes enregistrées vs déclarations aux assureurs) mais convergent sur la tendance à la baisse.

Les voitures « keyless » sont-elles vraiment plus vulnérables ?

Oui, à l'attaque relais. Le test de l'ADAC publié en septembre 2024 montre que, sur environ 700 véhicules à ouverture mains libres examinés depuis 2016, à peine 10 % résistent au dispositif relais. Les modèles bien protégés sont ceux équipés de la technologie UWB (ultra-large bande), qui mesure la distance réelle de la clé.

Puis-je géolocaliser en permanence les véhicules loués à mes clients ?

Non. La CNIL a sanctionné des loueurs pour géolocalisation permanente de leurs clients. La localisation à des fins anti-vol ne peut, en principe, être activée qu'à partir de la déclaration de vol ; une collecte continue est jugée disproportionnée. La géolocalisation reste par ailleurs soumise au RGPD (information, finalité, durée de conservation limitée, accès restreint).

Un traceur est-il obligatoire pour assurer un véhicule contre le vol ?

Pas systématiquement, mais un assureur peut l'exiger par contrat, surtout pour les véhicules les plus volés, en imposant un dispositif homologué SRA (Sécurité et Réparations Automobiles). À défaut, l'indemnisation peut être refusée en cas de vol. Vérifiez les clauses de votre contrat flotte.

La télématique permet-elle de récupérer un véhicule volé ?

Elle y contribue, sans garantie. En France, moins d'un tiers des véhicules volés sont retrouvés (ministère de l'Intérieur). Une localisation transmise rapidement aux forces de l'ordre augmente les chances, surtout dans les premières heures. Les fournisseurs de traçage annoncent des taux de récupération élevés (souvent supérieurs à 90 %), mais ces chiffres ne sont pas indépendants et doivent être lus avec prudence.

Les réponses de cette FAQ s'appuient sur les mêmes sources que le reste de l'article (voir ci-dessous).


Sources

Sources officielles et institutionnelles

Sources professionnelles et techniques

Source associative (à lire comme un ordre de grandeur, non officiel)

Données vérifiées en juin 2026 et, lorsque c'était possible, recoupées par plusieurs sources (notamment la baisse d'environ 9 % des vols en 2025, confirmée à la fois par le SSMSI et par le baromètre Argos). Les chiffres issus d'associations ou de fournisseurs sont signalés comme tels dans le texte. Cet article a une vocation d'information ; il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil en assurance. Vérifiez les exigences de votre contrat et les dernières publications officielles avant toute décision.

P2R

Équipe PASS2RENT

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Sujets:Car RentalBusiness
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